J’aimerais souvent que ma vie soit plus simple. J’aimerais vivre moins de déception, moins de compliqueries, moins de chagrins. Mais je ne choisis jamais le chemin le plus simple. C’est moi, ça! Entre un chemin compliqué et un chemin simple, c’est clair que je choisis le plus compliqué, le plus difficile, celui que personne n’a réussis à suivre. Je ne peux faire autrement. C’est comme un défaut de fabrication. Le défi m’appelle et crie, en dedans. Il me défie de le refuser. Mais, je ne refuse pas. Je ne refuse jamais. J’ai commencé par prendre en note, un jour, la liste de tonnes de rêves que j’avais, en les dessinant, en leur donnant du volume, de la texture, des couleurs. J’ai essayé, peu à peu de me rapprocher d’eux, de leurs possibilités, de leurs « peut-être ». J’ai essayé de développer le maximum de ce que je pouvais, en moi, en repoussant peu à peu mes limites, prouvant en le faisant que les limites au fond, ne sont qu’une terrible invention, qu’une grande illusion. J’ai eu la chance d’apprendre très jeune à toujours suivre mon cœur, mes passions, mon intuition. Tout cela m’a emmené à voyager loin, dans l’univers de mes possibles. Mais en voyageant tant et tant, j’ai finit par me perdre en chemin. Je n’arrive plus à me retrouver. J’ai passé ma vie à bouleverser l’ordinaire et à voir, jusqu’où je pouvais aller. Je me retrouve maintenant à 40 ans à chercher encore ma voie, mon chemin, celui qui n’appartient qu’à moi.
Dernièrement, j’ai passé à un « mili-poils » d’un de mes plus grands rêves. Un grand rêve que j’avais écrit, il y a cinq ans et qui m’a passé sous le nez, comme ça, l’air de rien. Quand j’ai vu la possibilité de ce rêve, ce matérialiser devant moi. Je me suis senti, comme si j’avais gagné les 45 millions que ça m’aurait pris pour le réaliser moi-même. J’étais en extase. J’avais le sourire qui frisait tout seul. Puis j’ai eu peur. Peur qu’on me le vole ce rêve, peur qu’il s’envole tout seul, peur qu’il soit trop glissant entre mes mains, peur qu’il disparaisse à tout jamais. Je ne voulais pas en parler. C’était trop extraordinaire, trop proche de ce que je voulais, trop incroyable, trop beau. Pendant un an, j’ai été en attente. J’attendais patiemment, bien assis sur mon grand secret, que je gardais précieusement. Mon rêve, c’est finalement rapproché de moi. Tout près, tout près. Puis, il s’est envolé d’un coup. Comme ça! D’un petit message vocal entre deux longs « bips ». Voilà! C’est terminé! Mon rêve c’est envolé. J’ai presque pleuré. Mais je m’y étais préparé. Je savais bien que ça pouvait arriver. Qu’il pouvait bien ne pas vouloir de moi. Et au fond, plus j’y pense, plus je me dis qu’il n’avait peut-être pas vraiment besoin de moi. Il vit peut-être sans moi, mais il vit. Il existe. Il fait du bien autour de lui. Il fait des petits. Faut juste maintenant que je reprenne ma liste de rêves non réalisés, et que je décide encore une fois, lequel est le plus important et le plus urgent à réaliser maintenant.
2006
Aucun commentaire:
Publier un commentaire