lundi 18 janvier 2010

Quatres petites histoires de souliers....


L’arbre à souliers

Mon grand-père m’a raconté, qu’un jour il a essayé de planter un soulier, juste pour voir ce qui allait arriver. Le lendemain, comme il ne se passait rien, il décida de bien l’arroser. Le surlendemain, comme il ne se passait toujours rien, il décida de mettre un petit peu d’engrais, il lui parla même, mais en vain. Cela pris une grosse semaine, avant que l’on puisse voir un petit signe de vie, tout petit, tout petit. Il aurait pu le manquer, ne rien voir, du résultat de ses grands efforts. À force de soins, de soleil, de pluie et de renfort, sortit de la terre un bout de lacet. On aurait pu croire que c’était un petit bout de lacet qui s’était déplacé tout seul à cause de la pluie et du vent, mais le petit bout de lacet pointait clairement, le ciel et on pouvait y voir un petit bourgeon, juste sur le côté, un petit bourgeon noir et tout mignon. Mon grand-père encouragé, continua de l’arroser et vit pousser là, un grand arbre, de cuir, d’œillet, de lacets et de talons. On n’avait jamais vu ça à Saint-Ignace-des-trois-papillons. Les feuilles étaient vertes mais en cuir qui sentait bon. Ses fruits étaient rouge orangé, avec un parfum ressemblant à celui du lilas, muguet grenat et goûtaient le bonbon. Mon grand-père acheta la terre de son grand-père et y vit encore maintenant. Mais je ne vous dirais pas c’est où. Saint-ingace-des-trois-papillons, c’est juste une invention. S’cusez! Mais, c’est un secret de famille que l’on garde pour nous, bon!


La baleine qui mangeait des chaussures

Il était un temps, beaucoup plus qu’avant, ou les baleines s’étaient mises à manger des chaussures. Selon les dires, d’une grande mère, baleine bleue, nommée Céleste. Celles qui flottaient à la surface de la mer, étaient celles qui avaient le meilleur goût. Les baleines avaient commencé ça comme ça un beau jour ou par accident, Céleste en avait avalé une à travers un grand banc de plancton. Ce qu’elle ne savait pas, était qu’elle avait avalé en même temps, 1 kilo et demi, de bonbons au citron. La baleine avait sentit quelque chose de dur. Le fit sortir et trouva sur son nez, une petite chaussure, toute petite, tout petite. Elle se dit : Mmmm!! Que ça goûte bon!! Et la ravala tout d’un bond. Elle se mit à chercher après cela et avala toutes les chaussures, qu’elle pouvait trouver. Elle en trouva plus de dix-sept millions. Ses amies baleines se mirent à faire comme elle jusqu’à ce qu’ils découvrent qu’au fond, ça ne goûtait pas très bon. Alors elles cessèrent d’en manger. Mais notre baleine elle, continue de chercher les chaussures qui goûtent le bonbon au citron.



Le chat rayé

Le chat rayé avait des chaussures à rayures. Elles n’étaient ni grandes, ni usées. Elles étaient juste un peu dépareillées. Talons hauts, brunes et beiges et lacés, elles étaient pourtant, de tout le royaume des chats, les plus convoitées. Le secret en était au fond, qu’elles savaient faire rêver. Elles donnaient l’impression à quiconque les portaient, d’être riche à millions, d’avoir un château de porcelaine couleur de lune et rose bonbon. Le chat rayé les avaient trouvé par hasard, dans la souche d’un gros chêne et les avaient vite essayées. Ses bottes avaient aussi l’incroyable propriété de s’adapter à toutes les grandeurs de pattes ou de pieds. Il était bien élégant, lorsqu’il partait le matin, à la chasse aux souris et aux rats mal léchés. Le chat en fit bonne usure et rêva de voyages au pays des sept lunes et passait son temps à tout raconter. Si vous voyez le chat rayé, un jour, dite lui simplement bonjour. Demandez lui de vous raconter l’un de ses voyages et… Ooh! Mais j’allais oublier!! Surtout ne vous méprenez pas, ce n’est pas lui, le chat botté. Et l’appeler comme ça, ne ferait que l’insulter.



La tarte

Ma grand-mère était l’une de ses grandes cuisinières, qui ferait n’importe quoi avec n’importe quoi. Elle a déjà cuisiné du potage au coléoptère, de la crème glacée à la rosée du matin du 17 juillet 1723, des spaghettis aux ailes de papillons, et même du rôti de rhinocéros aux champignons de vénus. Ma grand-mère n’a peur de rien, aussi m’a telle dit que la recette qui lui a demandé le plus grand courage fut de cuisiner une tarte aux souliers de sorcières, pour le bal des vampires. Je ne la croyais pas vraiment, jusqu’à ce qu’elle me fasse goûter. Ça faisait un peu drôle, de voir tous ses talons, ses lacets de cuirs et ses bouts de chiffons. Mais fallait goûter. C’était vraiment bon. Ça goûtait un peu comme de la tarte à la crème glacée à la citrouille, ça goûtait un peu la réglisse, les guimauves, la lime et le citron. Mais c’est bien dommage tout ce qui m’en reste sont les bouts de souvenirs. M’a grand-mère est partit depuis et j’ai perdu la recette pardi. C’est peut-être les coquines de chauves-souris qui l’ont pris. Si jamais vous la trouvez, envoyez là-moi vite, à : latarteauxsouliersdesorcieres@magrandmere.com



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